Effet Pygmalion, quel type d'influenceur être-vous ? - SuccessBuilderAcademy

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Effet Pygmalion, quel type d’influenceur être-vous ?

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Parmi les  stratégies pour réussir et être épanoui(e) dans votre business, il est indispensable de clarifier certains points, afin que toutes vos connaissances théoriques ne se contentent pas de rester dans le domaine du savoir, mais vous permettent de passer à la connaissance (vous savez connaître c’est naître avec, ou pour faire simple, c’est avoir intégré ce savoir par l’expérimentation). Comme on dit, « on n’apprend pas à nager dans les livres ».

(la vidéo correspondant au bas de l’article)

Cela peut sembler évident, mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes que j’ai en coaching qui savent tout sur leur domaine, mais qui n’obtiennent aucun résultat, ou en tout cas pas les résultats qu’elles attendent, aussi bien dans le monde du business, que dans celui du sport notamment.

Il y a plusieurs raisons à cela, et la première, c’est bien entendu de ne pas ou plus savoir ce que l’on veut vraiment.

C’est pour cela que mon dernier article parlait de « comment trouver son IKIGAI », ou sa raison d’être.

Quant à nos croyances limitantes, elles ne sont pas venues toutes seules. Il est donc intéressant d’en connaître certaines origines:

Alors si vous êtes prêts commençons sans plus attendre avec un soupçon de mythologie, puis nous verrons quelles expériences ont permis de mettre en évidence cette influence, et enfin, les applications dans votre vie et dans votre business.

Tout a commencé avec Pygmalion, un jeune sculpteur tombé amoureux de sa magnifique statue dédiée à la déesse Aphrodite (ou Vénus selon la mythologie de votre choix), qui a pris vie lorsqu’il l’a embrassée.

C’est beau n’est-ce pas ?  C’est que l’on appelle une prophétie auto-réalisatrice.

Ce n’est qu’au siècle dernier que Rosenthal et Jacobson dont l’intérêt pour le sujet était marqué, ont réalisé les expériences suivantes:

La première s’est faite sur 12  des rats séparés en 2 groupes et confiés à des étudiants dont le rôle était de les faire traverser un labyrinthe. Il a été dit au premier groupe que les rats avaient été sélectionnés avec soin, et qu’ils devaient s’attendre à des résultats surprenants.
Quant au 2ème groupe, on leur a dit qu’il s’agissait de rats quelconques et qu’il ne fallait pas s’attendre à grand chose de leur part.

 

Je vous laisse imaginer la suite : les rats du premiers groupe ont obtenu de bien meilleurs résultats que ceux du second groupe, tout simplement parce que les étudiants du premier groupe ont été bienveillants et on cru en leurs capacités. C’est fou, non ?

On pourrait parler du pouvoir de l’intention, ou, de physique quantique où il a été établi que l’expérimentateur a une influence sur le résultats, mais ce n’est pas l’objet de cette vidéo.

Revenons donc à notre effet Pygmalion:

Ce n’est que plus tard que ce test a été fait dans un établissement scolaire auprès de jeunes étudiants auxquels on a fait passer un simple test de QI.
Les résultats ont ensuite été trafiqués et il a été dit aux enseignants du premier groupe qu’ils avaient beaucoup de chance, que les élèves avaient tous un super niveau (« faux » résultats à l’appui), et que l’année allait être un pur bonheur.
Aux enseignants du second groupe, il a été dit que malheureusement le hasard avait mal fait les choses, et que manque de bol, les élèves de leurs classes étaient de faible niveau et que ça n’allait pas être une année facile (toujours « faux » résultats à l’appui).

 

 

Vous l’aurez deviné, lorsqu’ils ont repassé les tests, les élèves du premier groupe avaient amélioré leur résultats de 5 à 25 points et obtenu de bien meilleurs résultats que les élèves du second groupe, alors qu’au départ, ils étaient tous de niveau comparable.
La seule chose qui a changé, c’est la croyance et le regard des enseignants qui ont induit les résultats obtenus.

Vous comprendrez aisément désormais comment les personnes qui font figure d’autorité chez vous ont pu avoir de l’influence sur vous, et comment VOUS pouvez avoir de l’influence sur les autres.

Je suis certaine que vous avez plein d’exemples qui vous viennent en tête, que ce soit avec vos parents, vos enseignants, vos enfants, vos entraineurs sportifs, etc…

Et vous comprendrez aussi l’importance de ceux que vous écoutez.

Je vais vous donner quelques exemples concrets :

Lorsque j’avais mon Intermarché, j’avais un responsable Fruits et Légumes vraiment adorable que l’on surnommait « Oui-Oui », parce qu’il disait toujours oui… mais ne faisait pas toujours.
Pour moi qui suis en Vendée, c’était en dessous de mes attentes, d’autant plus qu’en tant qu’ancienne responsable fruits & légumes, lorsque je le remplaçais lors de ses congés je faisais de meilleurs quotas et de meilleures marges que lui, ce qui n’était pas très logique.
Cependant il était super serviable et lorsqu’il a souhaité déménager dans le Sud-Est, il a postulé dans un Intermarché dont le PDG avait été un de mes 5 parrains pour acheter mon point de vente.
Lorsque ce dernier nous a appelés pour savoir ce qu’on en pensait,  nous lui avons dit qu’il serait à la hauteur ne serait-ce que par son côté serviable et disponible, mais qu’il restait un gros doute quant à sa capacité à assumer la direction d’un magasin. Cependant, comme il était ( le PDG) très présent sur son PDV, ses attentes n’étaient pas les mêmes que les nôtres, et que le challenge était possible.
Nous avons donc fait confiance et encouragé notre « Oui-Oui » et le fait qu’on ait insisté sur ses points forts (en restant honnêtes bien entendu) auprès de lui et de son nouveau patron, ces derniers se sont comportés comme s’il avait toutes les compétences pour le poste, et son patron nous a même remerciés de lui avoir envoyé.

Quant à la personne qui l’a remplacé, je l’ai formée sur le terrain, et au départ, le temps de lui expliquer chaque chose, nous mettions la matinée entière pour la mise en place du rayon, la mise à jour des prix, le passage des commandes, la tenue des cahiers de traçabilité et achat-ventes, etc… Elle me disait « tu te rends compte, à deux on en a jusqu’à 12h, et je suis censée terminer seule à 10h, je n’y arriverai jamais ! ». Je lui ai expliqué que quand elle aurait l’habitude, ça ne serait pas un soucis, et 2 mois plus tard à 9h non seulement son rayon était nickel, commandes passées, mais elle allait donner un coup de main en parfumerie…

Un autre exemple dans le sport, celui de Jappeloup de Luze, ce petit cheval d’1,58m auquel personne ne croyait et qui a été champion Olympique de CSO avec son cavalier Pierre Durand.

Idem pour mon fils qui fait du break-dance: il me dit souvent « quand je suis avec Cyril, j’ose faire des trucs que je n’aurais jamais fait tout seul ! ». CQFD

Vous comprendrez l’importance de croire en vos collaborateurs, en vos équipes et en vos enfants plus qu’ils ne croient en eux-mêmes.

Et des exemples comme ça j’en ai plein ! Si vous aussi vous en avez, vous pouvez d’ailleurs les partager dans les commentaires.

Donc maintenant que vous savez, entourez-vous des bonnes personnes, prenez conscience de ce et ceux qui vous limitent et de ce et ceux qui vous boostent, et si vous voulez une équipe qui déchire tout, croyez en eux.

Pour finir je vous propose un petit exercice: téléchargez le pdf ci-dessous:

Notez les moments ou les situations et les moments que vous évitez parce que vous manquez de confiance en vous, les moments ou situations que cet article vous a rappelés.

Partagez les en commentaire si vous voulez, mais surtout, notez les pour vous, et demandez-vous quelle en est l’origine.

Idem pour ce qui fait vos forces.

Par exemple, je vous partage mes expériences:

Une chose que j’ai évitée jusqu’à il y a 2 ans: danser devant du monde.

J’ai un souvenir de moquerie lorsque j’étais au collège de la part de plus « grands », du coup je ne dansais jamais devant du monde par peur d’être ridicule. C’était sans doute de la méchanceté gratuite et infondée de leur part envers les petits 6ème, mais cela a suffit à m’insérer une croyance limitante dans la tête.

Vraiment infondée sans doute parce que lorsque j’avais 17 ans, j’ai fait un stage de be-bop et le prof est allé demander à mes parents si je faisais déjà de la danse.
Mais cela dit, jusqu’à ce que je prenne des cours de hip-hop il y a 2 ans, j’étais tellement persuadée d’être ridicule en dansant, que je ne dansais jamais, et mon attitude était conforme à ce que je croyais de moi… et  j’étais vraiment pas top sur la piste de danse, lol.

En revanche côté business, c’est une conversation avec une ma meilleure amie du lycée juste après le bac qui a sans doute conditionné beaucoup de choses par la suite: alors qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle allait faire et moi encore moins, elle m’a dit ceci: « oh, je ne m’inquiète pas pour toi, moi j’ai besoin d’un cadre, mais toi, je te fais confiance, tu t’en sortiras toujours ».
Vous n’imaginez pas l’impact que cette simple phrase de la part d’une personne que j’avais en haute estime car en plus d’être mon amie, c’était une nana super appréciée de tous et une excellente élève.

Ce que je veux dire c’est que souvent, il suffit de très peu pour casser ou booster les performance de vos équipes et collaborateurs.

Et dernière petite chose bien mesquine dont il faut vraiment se méfier: la bonne copine ou le bon copain qui ne veut pas être « nul » tout seul, et qui vous dit « t’as vu eux ils sont trop forts, c’est pas comme nous, bla bla bla ».

Mais très souvent, le « comme nous », c’est surtout « comme moi », mais comme je ne veux pas être tout seul, et encore moins que tu sois meilleur que moi, je dis nous comme ça tu te sens aussi nul que moi…

Ça vous rappelle des situations vécues ? Moi oui, alors méfiance lorsque quelqu’un vous met dans le même panier négatif que lui.

Par contre, l’inverse fonctionne aussi, et on se sent parfois beaucoup plus fort lorsqu’on est avec une personne qui nous inspire.

Faites cela avec vos collaborateurs, et vous les emmènerez au sommet !

Bonne réussite à tous et surtout n’oubliez pas, travaillez sérieusement sans vous prendre au sérieux, ne laissez jamais personne vous coller une étiquette, et osez être vous-même.

 

La vidéo de l’article:

et l’audio:

Si vous avez des expériences vécues, n’hésitez pas à les partager en commentaire et à partager cet article, vous contribuerez sûrement à aider quelqu’un 😉, et n’oubliez pas:

Business is Business – Mojito is Mojito !

Enjoy my business

Enjoy my Life

                        Just be myself

A propos de Anne-Sophie COLLET-MARESCHAL

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